Bienvenue dans mon jardin

Pour mettre des couleurs ! Du bonheur !
Voici mes fleurs, plantes, arbustes, fruits
Qui ont la générosité de pousser, et de me mettre de bonne humeur !
Partageons ces moments si vous le voulez bien.

dimanche 9 novembre 2008

Les bords de Meuse

Je peux passer des heures à regarder ces paysages, je ne m'en lasse pas,
Je voudrais les garder au fond de ma mémoire
Pour ne pas les oublier
Je sais pourtant qu'il sont au fond de mon coeur !
Alors quand je viens, je me promène le matin, le soir, pour contempler ce paysage immuable qui change sans vraiment changer, que je retrouve à chaque fois, lors de mes passages, qui reste là comme en attente, que je retrouve avec bonheur, nostalgie, tristesse de devoir le quitter encore, avec l'espoir d'y revenir bientôt, un jour, pour tout jour peut-être ?









La Meuse, mystèrieuse, sombre, lumineuse et magique....
Dame des légendes, Dames de Meuse
En voici quelques rivages...

5 commentaires:

TATYDANYLYON a dit…

En regardant ces belles photos empreintes de calme, de douceur, de simplicité vraie, il me revient ce vers : "Adieu Meuse endormeuse et douce à mon enfance". Et j'ai envie de ressortir mon livre de poésie pour retrouver ce poême en entier et le relire. Merci.Un peu de beauté, ça ne peut que faire du bien à l'âme !

TATYDANYLYON a dit…

VOILA, JE L'AI RETROUVE ET JE VOUS L'OFFRE, COMME UN SOURIRE, COMME UNE ROSE, UN RIEN, UN JOLI CAILLOU, UNE BELLE FEUILLE D'AUTOMNE...

Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.
Meuse, adieu: j'ai déjà commencé ma partance
En des pays nouveaux où tu ne coules pas.
Voici que je m'en vais en des pays nouveaux:
Je ferai la bataille et passerai les fleuves;
Je m'en vais m'essayer à de nouveaux travaux,
Je m'en vais commencer là-bas les tâches neuves.
Et pendant ce temps-là, Meuse ignorante et douce,
Tu couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallée heureuse où l'herbe vive pousse,
Ô Meuse inépuisable et que j'avais aimée.
Tu couleras toujours dans l'heureuse vallée;
Où tu coulais hier, tu couleras demain.
Tu ne sauras jamais la bergère en allée,
Qui s'amusait, enfant, à creuser de sa main
Des canaux dans la terre, à jamais écroulés.
La bergère s'en va, délaissant les moutons,
Et la fileuse va, délaissant les fuseaux.
Voici que je m'en vais loin de tes bonnes eaux,
Voici que je m'en vais bien loin de nos maisons.
Meuse qui ne sais rien de la souffrance humaine,
Ô Meuse inaltérable et douce à toute enfance,
Ô toi qui ne sais pas l'émoi de la partance,
Toi qui passes toujours et qui ne pars jamais,
Ô toi qui ne sais rien de nos mensonges faux,
Ô Meuse inaltérable, ô Meuse que j'aimais,
Quand reviendrai-je ici filer encor la laine?
Quand verrai-je tes flots qui passent par chez nous?
Quand nous reverrons-nous? Et nous reverrons-nous?
Meuse que j'aime encore, ô ma Meuse que j'aime...
Extrait du Mystère de Jeanne d'Arc
CHARLES PEGUY

Mireille a dit…

Très belle ambiance d'automne que vous nous faites partager , chère Castor...merci pour la balade au fil de la Meuse.

Encre a dit…

Comme c'est beau!!!!!

castor a dit…

Bonjour à vous toutes, je ne sais quoi dire devant tous ces mots gentils, merci mille fois merci
Cela me touche énormément, vous ne pouvez pas savoir !
tadydanylyon, votre poème, c'est une merveille ! Et vous avez pris la peine de l'écrire en entier, je ne le connaissais pas, vous me le faites donc découvrir, quelle joie que de lire ces vers, qui vont droit à mon coeur
La Meuse comme ces pays d'Ardennes sont une merveille pour qui veut bien s'y laisser prendre, qui veut bien prendre le temps de les aimer..Cette terre est la mienne, et j'ai besoin de la retrouver, de la respirer. C'est bon d'avoir un endroit !
Merci Mireille d'avoir apprécié cette jolie ballade et elle l'est croyez moi le long de la Meuse, qui nous donne à voir tellement de paysages, de couleur
Ici, elle laisse apercevoir la ville aux toix pointus et pentus..
Combien de fois ai je courru le long des quais du côté de la ville, du côté de la campagne aussi..
Oui, chère Encre, c'est beau, et encore les couleurs d'automne commençaient seulement à se montrer
Avec toutes mes sincères amitiés
Castor

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